Présentation de ma personne...

Si vous lisez ceci alors cette présentation est pour vous, chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie. Vous n'avez rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide, honnêtement, que vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionnés par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s'en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposé lire ? Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce qu'on vous a dit d'acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé.
Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre bahut commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité vous deviendrez une statistique. Vous aurez été prévenu...

Mon projet littéraire
Mon projet musical

# Posté le mercredi 22 avril 2009 09:39

Modifié le jeudi 28 mai 2009 15:29

Les Dismoimorfophobies -- I -- Eveil Corporel

A ce qu'il paraît, il faut que l'on m'opère.
Il faut m'enlever des morceaux de peau sur le pénis parce qu'à ce qu'il paraît, je vais avoir mal en grandissant.
On m'opère, et je souffre quand même.
Je commence à pisser, et c'est d'abord du sang qui est propulsé de mon urètre, puis de l'urine. Cet instant où je pissais dans cette espèce de pot pour les malades, il a duré une éternité. Les bâtiments que je voyais à travers la fenêtre de ma chambre d'hôpital semblaient s'éloigner et se rapprocher, semblaient fondre et atteindre l'éternité en sortant du temps et de l'espace, rendant l'instant incroyablement puissant, tant la douleur était intense.
J'avais à peine quatre ans.
Après ça, il faut mettre des gouttes sur le gland que je vois pour la première fois.
Papa m'explique l'art de la propreté grâce à du coton-tige.
Je suis dans la salle de bain, allongé et chantant l'hymne national Italien pendant que papa m'enlève les espèces de substances blanches crémeuses qui parasitent mon gland et que maman regarde la scène en berçant ma s½ur qui vient de naître.
Le souvenir de la douleur restait gravé dans ma mémoire comme un fléau que je ne voulais pas revivre. Et comme cette mésaventure m'était arrivée en pissant, je me retenais donc de recommencer. Au début ce fût difficile de me retenir bien sûr ; mais mon corps fût bientôt habitué à ne plus rien rejeter hors de lui. Si bien que l'orifice au bout de mon gland se boucha naturellement.
Ainsi donc, j'étais libéré de ces besoins dont nous souffrons tous. Bien sûr, je continuais de m'alimenter, et mon corps de produire ses déchets, mais il ne les évacuait pas, l'urine remplissait ma vessie et débordait bientôt dans mon urètre bouché.
Au fil des jours donc, je me remplissais de plus en plus. La pression s'exerçant dans mon pénis par l'urine le fît grossir, et grossir encore.
Il atteint une taille si immense que je commençais à m'inquiéter : pouvait-il grandir encore plus ? Ne va-t-il pas exploser ?
Bientôt mon inquiétude fût telle que je voulus en finir. Je projetais de me percer à nouveau l'orifice bouché à l'aide de ciseaux pour les ongles.
Mais mon engin gonflé d'urine faisait de la résistance. Quand les ciseaux approchaient, il s'écartait hâtivement, et un geste malheureux me sectionna une testicule.
Heureusement, je pouvais compter sur maman pour me la recoudre.
J'ai finalement réussi à refaire ce satané trou.
Ce qui se passa ensuite était bizarre. Mon pénis ne se vidait pas de liquide, mais d'air ; et cette évacuation était plaisante, très plaisante. C'était comme si plus rien n'existait à part moi et ce membre qui se vidait de tout.
L'air me propulsa dans les airs, et me reposa sur les branches d'un cerisier, dans le jardin.
Finalement, cette histoire se termina sur les branches d'un cerisier et le pénis redevenu normal dans ma main recouverte d'une substance blanchâtre et visqueuse.
Les Dismoimorfophobies -- I -- Eveil Corporel
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# Posté le jeudi 28 mai 2009 15:46

Les Dismoimorfophobies -- II -- Amour d'Enfance

Après ces évènements tragiques sur la découverte de mon intimité publique, il se passa quelque chose qui éveilla mes sens de jeune garçon en quête d'expériences nouvelles. Ce fût une rencontre. Une fille qui s'appelait Morgane, si mes souvenirs sont bons.
Ça n'était pas vraiment une fille, du moins, pas à première vue. C'était un monstre. Elle est apparue aux yeux du monde un jour où nous étions tous réunis à la cantine de l'école, et je me souviens qu'elle avait fait sensation.
A son arrivée, et à l'annonce de son nouveau statut d'élève, certains furent pris de nausées, certains recrachèrent ou vomirent leurs repas, certains même essayaient de s'ouvrir les veines avec leur cuillère. Heureusement, certains se contentèrent de laisser leur assiette et de partir.
Il fallait les comprendre : Morgane avait un cou délibérément long, si bien que sa tête arrivait en bas de sa poitrine malade. Et quelle tête ! Quel visage ! Un de ses deux yeux avait les paupières atrophiées, si bien que son ½il rouge paraissait toujours sur le point de sortir de son orbite. Son nez informe était le trône d'un magnifique bec de lièvre qui laissait entrevoir une dentition faite essentiellement de gencives. Enfin, son oreille gauche était dix fois plus grande que la droite et son crane n'avait permis la poussée que de quelques cheveux châtains.
Je vous passe bien sûr les détails sur les longueurs inégales entre ses membres et ses doigts ; le débardeur qu'elle portait ce jour-là laissait apparaître des épaules des plus squelettiques.
Animé par le désir de me démarquer du dégoût manifesté par les autres, et par le fait que je n'acceptais pas le fait d'avoir vomi pour rien, je décidai de partir à la rencontre de cet étrange animal.
Mais hélas, mille fois hélas, la conversation était impossible avec Morgane !
Son bec de lièvre et son absence quasi-total de dents ne lui permettait pas de s'exprimer autrement que par des sons triviaux et incompréhensibles.
Je mis longtemps à établir une relation avec elle, quelque chose de concret, je veux dire.
Il arriva un moment où elle comprit tout de moi, et je compris tout d'elle, si bien que des gestes aussi humains que déféquer purent s'effectuer devant l'un et l'autre sans aucune gêne...
Je me souviens d'un jour, quand nous nous promenions amoureusement au milieu d'un champ de maïs, où elle voulut satisfaire ce désir. Cette envie si passionnée qu'elle en devenait urgente.
Elle baissa sa culotte devant moi, s'accroupit, et fît apparaître une substance noirâtre parmi les mottes de terres. Lorsqu'elle eût terminé son ½uvre, elle prît son excrément et me le tendit en rigolant. Etait-ce son bec de lièvre, son oreille gauche disproportionnée, son cou immense ou son ½il rouge globuleux ? Je lui trouvais quelque chose de beau.
Elle me montra la marche à suivre. Elle mit un peu de sa substance fécale dans la bouche, et l'avala, toujours avec un air rieur. Alors, je fis pareil . Je pris la chose qu'elle m'invitait à prendre et je la mis dans ma bouche. Curieusement, ça avait un goût de fraise. Et comme j'adorais ce goût-là, je ne tardai pas à m'empiffrer de tout le reste.
J'ai donc fait la même chose avec elle. Je baissais mon pantalon, et elle mangeait ce que je produisais. Nous fîmes un véritable festin. Nous jouions à la poupée, au papa et à la maman, et à la dinette avec nos excréments, avant de les manger, bien sur.
Nous repartîmes du champ lorsque nous ne pouvions plus rien produire de plus.
Nous refîmes ce jeu maintes et maintes fois jusqu'à ce que nous nous quittions.
Ça s'est passé très rapidement.
Elle voulait qu'on fasse l'amour.
Je trouvais ça horriblement dégueulasse, et je l'ai quitté comme ça.
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# Posté le vendredi 25 septembre 2009 03:01

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 04:47

Les Dismoimorfophobies -- III -- Moi et l'Autre

Moi.
L'Autre.
Ce sont des choses que l'on apprend tout petit.
Les trois premières années de ma vie furent casanières, j'ai rencontré l'Autre assez tard.
Cet être dégoûtant, un jour, Moi a besoin de l'Autre.
Pour éviter de faire compliqué, disons que je remarquai vite un défaut chez moi : le Moi de l'Autre était incompatible avec l'Autre de Moi. Si bien que Moi, avec ses trois lettres au complet, me suffisait.
Alors que je jouais avec Moi à un jeu qui s'appelait le jeu de l'avion et qui en fait consistait à imiter l'avion planant à plein pots, l'Autre fît qu'il se mit à pleuvoir, et je sais que c'est de sa faute. Le plus naturellement du monde je me suis abrité dans une petite maisonnette qui se trouvait par là, et Moi m'a suivi.
Comme nous nous trouvions seuls tous les deux, moi et Moi, nous jouions à un jeu qui s'appelle celui qui retient sa respiration le plus longtemps, et qui consistait à retenir sa respiration plus longtemps que l'autre – c'est-à-dire que Moi.
C'est toujours Moi qui gagne. Il a plus de souffle que moi. Nous jouions paisiblement à des jeux de vilains lorsque Monsieur nous trouva.
C'est Monsieur qui dirige les autres.
Monsieur me met à l'envers, et Moi se retrouve au plafond. Moi à l'air de rire du comique de la situation. Imaginons : moi, les pieds en l'air et la tête près du sol.
Lorsque tout redevint normal, Moi se retrouve à l'envers. A son tour, oui. Et il se marre. Même quand il marche dans les nuages, il rigole.
Quand Moi est parti, je me suis senti très seul.
Les Dismoimorfophobies -- III -- Moi et l'Autre
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# Posté le lundi 08 juin 2009 11:11

Les Dismoimorfophobies -- IV -- L'Etable aux Doigts Salés

Il arriva un âge où je fus assez grand.
Assez grand pour aller à l'Etable.
C'était une pièce immense dans laquelle étaient alignés des bacs rectangulaires en bois remplis de paille et de foin. L'Etable était un endroit très austère, froid et lugubre, mais une étable n'est pas faite pour être jolie.
Le propriétaire des lieux était un personnage fort chaleureux à première vue, lorsque mes accompagnateurs furent partis, il me fit visiter les lieux. Je ne savais pas pourquoi on me fit visiter l'Etable, mais après tout, pourquoi pas ?
Il me montra un bac de bois rempli de paille, en me disant que celui-là était libre. Sans discuter, comprenant où il voulait en venir, j'ai mis le collier de fer relié aux chaînes du bac autour de mon cou, et j'ai commencé à mettre une bonne dose de foin dans ma bouche.
La paille était dure à mâcher, sans parler du fait de l'avaler, qui était quasiment impossible. Mais néanmoins, je me découvris un certain talent à faire disparaître le contenu du bac.
Aux heures de pause, le propriétaire rallongeait nos chaînes pour que l'on puisse accéder à plus d'espace. C'est à ces moments là que j'aimais observer les autres animaux qui, comme moi, tâchaient de s'engraisser le plus possible en mangeant toujours plus de paille et de foin.
L'Etable puait, mais une étable n'est pas faite pour sentir bon.
Lorsque nous ne mangions pas assez de foin, le propriétaire nous grondait très fort, nous traitait de bons à rien, et nous fouettait même parfois. Le pauvre, il a tellement envie que nous grandissions et que nous mangions tout son foin....
Il savait s'y prendre. Lorsqu'un ingrat ne voulait pas manger, il le maltraitait, l'enfonçait, l'écrasait, si bien que finalement, il finissait par mâcher de la paille dans sa gueule.
La paille était dure à mâcher, mais l'étable n'est pas faite pour s'amuser.
Un beau jour, alors que j'accomplissais mon devoir, je fus piqué au vif par un perturbateur qui se cachait de bac en bac. Horace, c'est ainsi qu'il se nommait, surgit de la paille et pointa son gros doigt violet sur mon petit mollet.
Je ne sais pourquoi cela me fit le sentiment d'une piqûre, le sel du doigt traversa le mollet de part en part, me monta dans la jambe et me provoqua une brûlure terrible.
J'en ressortis traumatisé, j'avais à présent une peur horrible de replonger ma tête dans le bac. Je restais devant mon bac, accroupi, et dédaignant toute nourriture, de peur d'y trouver Horace.
Lorsque mes accompagnateurs réapparurent, je courus dans leur bras en pleurant.
Il fallait qu'ils me protègent de Horace, qu'ils le tuent, qu'ils fassent quelque chose !
« Mon pauvre petit, ça ne doit pas être facile pour toi ! Comme tu dois souffrir, mon pauvre petit ! » me disaient-ils en me caressant la tête pour que j'arrête de pleurer.
Ils me prirent la main et me raccompagnèrent dans l'Etable tout en me disant :
« Courage, mon enfant. C'est pour ton bien. »
Les Dismoimorfophobies -- IV -- L'Etable aux Doigts Salés
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# Posté le mardi 09 juin 2009 13:54

Modifié le mardi 09 juin 2009 14:07